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Témoignage de Malala, sage-femme communautaire
« Voir une mère vivant avec le VIH et son enfant poursuivre leur suivi en bonne santé : c’est l’une de mes plus grandes fiertés. »
À l’occasion de la Journée internationale de la santé sexuelle, le 4 septembre, découvrez le témoignage de Malala, sage-femme communautaire au Cabinet d’accouchement communautaire d’Antetezambato, à Maherivaratra Ambanja.
Depuis son installation par Santé Sud en décembre 2025 dans le cadre du projet PluriElles, Malala accompagne les femmes, les familles et l’ensemble de sa communauté avec une conviction forte : chaque personne doit pouvoir accéder à des soins de santé sexuelle et reproductive de qualité, sans discrimination et quelles que soient sa situation ou ses ressources.
Prévention, dépistage, prise en charge et traitement des infections sexuellement transmissibles, dont le VIH : à travers son engagement au quotidien, Malala contribue à rapprocher les services de santé des personnes qui en ont besoin.

Depuis votre installation, quelle est votre plus grande réalisation ?
En quelques mois seulement, j’ai accompagné une vingtaine d’accouchements, dont de nombreuses primipares, sans complication majeure.
Mais une histoire m’a particulièrement marquée.
Une femme enceinte est venue me consulter au cours de son troisième trimestre de grossesse. Comme pour toutes les futures mères suivies au cabinet, je lui ai proposé un dépistage du VIH. Le premier test s’est révélé réactif. La suite n’était pas simple : elle devait se rendre au centre hospitalier de district pour confirmer le diagnostic, mais elle n’avait pas les moyens de faire le déplacement. Son accouchement approchait également. J’ai alors pris contact avec les médecins du district afin d’organiser sa prise en charge et de mettre en place les mesures nécessaires pour protéger le bébé et débuter rapidement son traitement.
Au début, il a fallu beaucoup d’écoute et de pédagogie pour la rassurer. Grâce à la collaboration des équipes médicales et aux compétences acquises lors de nos formations, nous avons pu l’accompagner dans les meilleures conditions possibles.
Aujourd’hui, elle continue de venir au cabinet pour le suivi de sa santé et celle de son enfant. C’est une histoire dont je suis particulièrement fière.
Qu’aimez-vous le plus dans votre travail ?
Le dépistage du VIH.
Dans notre commune, nous constatons une augmentation préoccupante des cas, notamment chez les jeunes. Certaines personnes ignorent encore leur statut sérologique, ce qui complique la prévention et la prise en charge. C’est pourquoi je propose systématiquement le test aux personnes qui viennent au cabinet. Informer, prévenir et accompagner fait partie intégrante de mon rôle.
Quels changements avez-vous observés dans votre communauté ?
J’ai remarqué une évolution positive dans la manière dont les familles perçoivent la santé.
Aujourd’hui, lorsqu’un enfant tombe malade, les parents consultent beaucoup plus rapidement. Les actions de sensibilisation menées par les acteur·rices communautaires portent leurs fruits. La santé est devenue une priorité pour davantage de familles.
Pour terminer, que souhaiteriez-vous partager avec nous ?
Je tiens à remercier Santé Sud pour cette opportunité.
J’avais déjà travaillé dans des centres de santé auparavant, mais cette expérience m’a permis de renforcer mes compétences et ma confiance en moi. Les formations, notamment sur la communication avec les patient·es, ont profondément changé ma manière de travailler. Aujourd’hui, je me sens plus à l’aise pour écouter, expliquer et créer une relation de confiance avec les personnes que j’accompagne.
C’est un changement qui fait toute la différence, pour moi comme pour ma communauté.
Le projet Plurielles est mis en œuvre avec le soutien de l’Initiative – Expertise France
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