Technicien·ne Référent·e Laboratoire / CDD de droit local ou VSI / MAURITANIE (Réf : 23MRLABO)

Technicien·ne Référent·e Laboratoire / CDD de droit local ou VSI / MAURITANIE (Réf : 23MRLABO)

Secteur d’activité : Santé

Type de contrat : CDD de droit local ou VSI

Durée : 1 an

Ouvert aux expatrié·es : Oui

Lieu de travail : basé·e à Nouakchott avec déplacements fréquents en région (Trarza et Dakhlet-Nouadhibou)

1. SANTÉ SUD

Santé Sud est une ONG internationale engagée pour le droit à la santé pour tous et toutes. Nos programmes sont conçus selon une méthodologie de santé publique fondée sur les droits et l’égalité de genre. Depuis 1984, nous agissons sans remplacer, en renforçant les capacités de nos partenaires locaux pour que chacun·e ait accès à des soins de qualité. Nos partenaires sont les acteur·rices des systèmes de santé (autorités publiques de santé, services de santé primaires et de référence), les autorités locales de nos régions d’intervention, les organisations de la société civiles engagées pour le droit à la santé et les populations.

Parce que tout le monde a le droit d’être bien soigné, nous construisons ensemble des systèmes de santé plus efficaces et vertueux et renforçons le pouvoir d’agir des populations sur leur santé.

Actuellement, Santé Sud conduit des projets en Afrique de l’Ouest, au Maghreb, à Madagascar et à Mayotte autour de 5 thématiques d’action : Lutte contre les maladies prioritaires ; Médicalisation des zones rurales ; Santé communautaire ; Santé, droits sexuels et reproductifs et égalité de genre; Enfance : santé et développement.

Depuis 2012, Santé Sud est une association du Groupe SOS.

2. CONTEXTE

Santé Sud intervient en Mauritanie depuis 1991 dans le cadre de projets de renforcement du système de santé et plus particulièrement concernant la filière de soins de santé maternelle et infantile, d’abord dans la région de Kiffa, ensuite dans la région de Néma et à Nouakchott. Santé Sud a aussi travaillé sur la mise en place d’un dispositif optimisé de prise en charge de la santé mentale dans la communauté urbaine de Nouakchott. Aujourd’hui, Santé Sud met en œuvre deux projets en Mauritanie : l’un de lutte contre la drépanocytose, et le projet PasserElles qui a démarré en 2022.

Le profil épidémiologique de la Mauritanie est marqué par les pathologies infectieuses transmissibles dont le paludisme, particulièrement actif dans la zone Sud/Sud-Est du pays, la tuberculose, le VIH-sida et l’hépatite B. L’épidémie de VIH-sida est de type concentré chez des groupes à haut risque comme les hommes ayant des relations sexuelles avec les hommes (HSH), les professionnels du sexe (PS) et les populations carcérales. Le pays se place dans la zone d’hyper-endémicité de l’hépatite B avec une prévalence entre 15-20% et plus de 700.000 porteurs du virus. En 2020, la Mauritanie comptait 62 cas de tuberculose par 100 000 habitants avec un taux de succès de traitement de 81%, et 22 patients multi-résistants (TB-MR) mis sous traitement de deuxième ligne. A ce jour, l’offre de service de conseil et dépistage VIH/SIDA est faible, la cogestion du traitement de la TB et du VIH est estimée à 26%[1] et on observe globalement un faible niveau de dépistage et prise en charge des infections opportunistes. Globalement, de nombreuses occasions manquées de dépistage et de prise en charge des maladies prioritaires sont identifiées dans le parcours de santé maternelle et infantile. Si le taux de prévalence du VIH en population générale est faible (moins de 1%), les mesures de prévention de la transmission mère-enfant sont peu mises en œuvre en CPN et en maternité. Il en va de même pour la prévention du paludisme chez la femme enceinte : alors qu’environ 85% des femmes enceintes sont vues en CPN au cours de leur grossesse et que les intrants sont gratuits, la prescription du TPI en CPN est faible et seulement 18% des femmes enceintes dorment sous MILDA.

Dans ce cadre, le projet Passerelles est mis en œuvre par Santé Sud en Mauritanie, en partenariat avec l’OSC SOS Pairs Educateurs et le Ministère de la Santé. Il a pour objectif de promouvoir un continuum de soins intégrés et sensible au genre pour renforcer la lutte contre le VIH, les IST et leurs co-infections, la tuberculose, l’hépatite B, et le paludisme dans 11 structures de santé des régions de Nouakchott, Trarza et Dakhlet-Nouadhibou. Il prévoit pour cela :

  1. la mise en œuvre d’activités communautaires dédiées à stimuler la demande de soins pour les femmes enceintes et les personnes vivant avec le VIH ;
  2. des activités d’appui technique pour renforcer la qualité de l’offre de service de prévention et prise en charge du VIH, du paludisme et des co-infections chez la femme enceinte et les PVVIH. Pour les services prescripteurs (maternités, unités de prise en charge VIH, et dans une moindre mesure pédiatrie-néonatologie), ce deuxième volet suppose d’avoir accès à des analyses de biologie médicale fiables afin d’assurer le suivi et la prise en charge des femmes enceintes et des personnes vivant avec le VIH.

Santé Sud recrute 1 technicien·ne référent·e laboratoire basé·e à Nouakchott.

3. OBJECTIFS DE LA MISSION

Le·la technicien·ne référent·e laboratoire travaille :

  • Sous la supervision de la cheffe de projet PasserElles basée à Nouakchott ;
  • En lien avec les référents techniques long termes démarche qualité et SSR, l’assistante cheffe de projet, les référentes régionales.

La mission principale du·de la technicien·ne référent·e laboratoire est d’accompagner l’amélioration de la fiabilité et disponibilité des analyses du bilan prénatal et du suivi des PVVIH auprès des formations sanitaires partenaires (5 centres de santé et 4 centres hospitaliers dans les régions de Nouakchott, Dakhlet-Nouadhibou et Trarza, l’Institut National de Viro-Hépatologie).

Pour ce faire, le·la technicien·ne référent·e laboratoire sera amené·e à :

  1. Effectuer du compagnonnage des techniciens à la paillasse pour la bonne réalisation des analyses du bilan prénatal et du suivi des personnes vivant avec le VIH (PVVIH).
  2. Apporter un appui technique aux équipes cadre de service (chef de service, major, référent qualité) et les accompagner dans l’élaboration, la mise en œuvre et la supervision de la base documentaire encadrant la réalisation des analyses (protocoles, outils qualité, etc.),
  3. Appuyer les équipes cadres de service pour la gestion de la maintenance des appareils et de l’approvisionnement en consommables et réactifs nécessaires à la réalisation des analyses du bilan prénatal et du suivi des PVVIH

4. PROFIL

Formation :

  • Formation de technicien de laboratoire, médecin ou pharmacien-biologiste ;
  • Formation de la démarche qualité en laboratoire serait un plus ;

Expériences :

  • Au moins 3 ans d’expérience en laboratoire d’analyses médicales dans un centre de santé ou centre hospitalier
  • Expérience préalable de formation-action/compagnonnage très appréciée

Compétences requises :

  • Capacités à assurer des formations, du suivi formatif sous forme de compagnonnage
  • Excellentes capacités interpersonnelles et relationnelles dans un contexte multiculturel
  • Excellentes capacités organisationnelles
  • Esprit d’analyse et de synthèse
  • Maîtrise des outils informatiques (Word, Excel, Power Point)

Les candidat·es retenu·es devront adhérer aux valeurs de Santé Sud et démontrer un engagement pour l’égalité de genre et les droits des femmes.

Langues :

  • Français courant parlé et écrit obligatoire
  • La connaissance des langues locales (hassanya, pulaar, soninké, wolof) est très appréciée

5. CONDITIONS

Statut : Employé sous contrat à durée déterminée de droit mauritanien ou VSI

Durée : 12 mois (renouvelables). Poste à pourvoir à partir du 01/02/2024

Lieu de travail : Nouakchott avec de nombreuses missions (au moins 50% du temps) dans les régions du Trarza (Rosso, Keurmacen et Ndiago) et de Dakhlet-Nouadhibou (Nouadhibou, Tahil)

6. POUR CANDIDATER

Les candidat·es souhaitant postuler devront envoyer leur dossier de candidature avant le 31/01/2024 à recrutement.santesud@groupe-sos.org. Les dossiers de candidature en français devront comporter :

  • CV
  • Lettre de motivation
  • Copies des certificats de travail, diplômes et attestations
  • Photocopie de la carte d’identité

Santé Sud se réserve le droit de clôturer le processus de sélection avant la date indiquée.

Santé Sud s’engage contre toute forme de discrimination dans le cadre de sa politique de recrutement.

[1] Organisation mondiale de la Santé. Rapport sur la tuberculose dans le monde 2016. Genève, 2016, p. 5 (version anglaise). En 2015, l’OMS a estimé le nombre de décès dus à la tuberculose à 1,4 million, le nombre de décès dus à la tuberculose chez les personnes vivant avec le VIH à 0,4 million et le nombre de décès imputables au VIH/SIDA à 1,1 million