Algérie
- Liban -
Tunisie
Promotion des droits de la personne en situation de handicap mental
en Méditerranée


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Le
programme "Promotion des droits de la personne en situation de
handicap mental en Méditerranée" vise à renforcer
trois organisations reconnues de la société civile de
l'Algérie, de la Tunisie et du Liban afin qu'ils puissent répondre
à deux enjeux majeurs : le diagnostic précoce et l'insertion
socio-économique des personnes vivant avec un handicap mental,
dans une optique de transfert de compétences, gage de pérennité.
Cadre
de l'action
Les enfants et adolescents en situation de handicap mental (troubles
envahissants du développement, autisme, psychose infantile, déficience
mentale
) ont besoin d'une prise en charge de qualité. Celle-ci
implique un diagnostic précoce, le développement de lieux
d'accueil adaptés, une prise en charge pluridisciplinaire, une
aide à l'insertion. Or dans des pays où les difficultés
liées aux inégalités sociales s'ajoutent souvent
au handicap mental, l'accès à de tels soins reste très
aléatoire. Par ailleurs le combat des associations de ces pays
pour promouvoir les droits de la personne handicapée demeure
encore un défi à relever. Un diagnostic plus précoce
et une meilleure insertion constituent ainsi, en Algérie, en
Tunisie ou au Liban, des enjeux majeurs auxquels la formation des professionnels
et l'accompagnement des familles devraient permettre de répondre.
Ces
actions s'inscrivent dans la continuité : Santé Sud travaille
en effet avec ces associations depuis 1987 en Tunisie, 1992 en Algérie
et 1998 au Liban.
Intervention
proposée
Objectifs
Le programme vise à renforcer les capacités de trois fédérations
d'associations : la FAHM en Algérie, l'UNAPIEI au Liban et l'UTAIM
en Tunisie afin de développer des réponses adaptées
aux besoins fondamentaux des personnes en situation de handicap mental.
Deux enjeux majeurs :
1) le diagnostic précoce : Il est essentiel d'intervenir selon
une démarche pluridisciplinaire dès les premières
années de l'enfance où se construisent les bases de possibles
évolutions qui éviteront une aggravation sévère.
Une prise en charge précoce permettra si ce n'est de " guérir
" le trouble, au moins d'en modifier les évolutions de telle
sorte que l'enfant, devenu adolescent puis adulte, ait une chance d'avoir
une vie sociale satisfaisante.
2) L'insertion socio-économique : celle-ci passe par l'élaboration
de projets individualisés d'insertion décrivant les projets
de vie de chaque personne en fonction de ses potentialités.
Activités
principales
Le renforcement des capacités des trois fédérations
passe par trois actions médico-sociales de terrain visant à
:
1) Mettre en place des formations professionnelles et techniques pédagogiques
adaptées aux difficultés cognitives de ces personnes handicapées
;
2) Accompagner les familles pour atténuer la violence de la discrimination
liée au handicap ;
3) Mutualiser des expériences associatives favorisant une capitalisation
des bonnes pratiques.
En
Algérie, les professionnels de la petite enfance (sage-femmes,
pédiatres, médecins généralistes
)
ne sont pas formés pour dépister des troubles précoces
dès la naissance. Le diagnostic intervient beaucoup trop tardivement
(vers 6 ou 7 ans), compromettant les chances d'évolution optimale
de l'enfant. Santé Sud travaille avec la Fédération
Algérienne des Handicapés Moteur (FAHM) à une sensibilisation
des professionnels et des parents. A terme, 6000 nouveaux-nés
présentés aux consultations pré-natales dans le
district sanitaire de Bab-el-Oued seront examinés et pris en
charge le cas échéant. Quelque 400 familles bénéficieront
aussi d'une guidance parentale.
Au
Liban, l'action de Santé Sud porte, en liaison étroite
avec l'UNAPIEI-Liban, sur l'harmonisation du diagnostic et de l'orientation
sur l'ensemble du territoire (les régions périphériques
sont défavorisées du fait de la concentration des professionnels
à Beyrouth et des difficultés de communication), la formation
de formateurs et la guidance des parents.
En
Tunisie, Santé Sud travaille avec l'Union Tunisiennne d'Aide
aux Insuffisants Mentaux (l'UTAIM) à l'intégration sociale
et économique des personnes handicapées : élaboration
de projets individuels d'insertion, formation des professionnels, sensibilisation
des acteurs sociaux et économiques.
Bénéficiaires
Les bénéficiaires finaux sont d'une part 7100 nouveaux-nés,
enfants, adolescents et adultes de 0 à 30 ans qui bénéficieront
d'une meilleure prise en charge, et d'autre part 1400 familles qui seront
accompagnées dans la démarche d'insertion socio-économique
de leur enfant. Les groupes cibles sont 489 professionnels dont les
compétences seront renforcées.
Partenaires opérationnels